
Depuis le décret tertiaire de décembre 2022, les centres commerciaux de plus de 1 000 m2 s’engagent à fournir à l’ADEME leurs consommations énergétiques et à les réduire de 60 % d’ici 2050. À cette réglementation s’ajoutent les retombées de la crise énergétique, qui font de la durabilité un enjeu stratégique et financier pour les bailleurs et foncières. Les chantiers prioritaires vont du chauffage, à l’isolation, en passant par l’éclairage et le pilotage de la consommation énergétique, tout en gardant à l’esprit le confort des utilisateurs finaux. Des solutions innovantes émergent : système de façade multifonctionnel et sensible ; intégration du végétal au bâtiment ; optimisation de l’éclairage naturel des parties communes grâce à une structure de toit modulaire ; utilisation de fluide frigorigènes naturels pour produire et distribuer l’énergie dans le bâtiment etc.
Klépierre est particulièrement en avance sur ces sujets. Prônant une stratégie d’impact visant à aller au-delà de la rentabilité économique pure, la foncière intègre les considérations RSE à ses décisions stratégiques. Les retombées sont positives, tant au niveau financier, qu’au niveau marque employeur. Si on s’intéresse à la gestion du bâtiment, la foncière innove : utilisation de pompes à chaleur et de la géothermie ; application des principes de bioclimatisme sur la façade avec des pares-soleil pour éviter une surconsommation de climatisation en été ; installation de panneaux photovoltaïques et d’ombrières sur les parkings pour alimenter le centre etc.
Apsys peut également être pris en exemple. Également en avance sur l‘optimisation des consommations énergétiques de ses bâtiments (réduction du talon nocturne, accompagnement des commerçants etc.), la foncière innove surtout du côté juridique et financier en révisant ses cahiers des charges, ses appels d’offres, et ses baux. En appliquant le « bail vert », la foncière intègre le principe de durabilité dans son contrat de location, encourageant ainsi sa responsabilité RSE ainsi que celles de ses partenaires. Au-delà du « bail vert », le bail responsable pourrait être une solution pour prendre en compte, non seulement les aspects écologiques, mais aussi ceux sociaux et de gouvernance.
→ TOUR D’HORIZON DES INITIATIVES RESPONSABLES DE GESTION DES CENTRES COMMERCIAUX
→ KLÉPIERRE : UNE STRATÉGIE D’IMPACT (1/2)
→ KLÉPIERRE : UNE STRATÉGIE D’IMPACT (2/2)
→ APSYS : OPTIMISER LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE SANS NUIRE AU CONFORT CLIENT
→ BAIL VERT, BAIL RESPONSABLE : LE JURIDIQUE AU SERVICE DE LA DURABILITÉ
Inspirations pour SNCF Retail & Connexions :
- Identifier les chantiers prioritaires de Retail & Connexions pour inscrire la durabilité dans la gestion de ses bâtiments (chauffage, isolation, climatisation, luminosité naturelle, production d’énergie propre etc.)
- Réviser les cahiers des charges, les baux (bail vert ou responsable) et les appels d’offres de Retail & Connexions inciter les locataires à prendre en considération les principes de durabilité
- Mettre en place des KPI permettant de mesurer les progrès sur la durabilité (ex : baisse de la consommation d’énergie, baisse de l’empreinte carbone des commerces et de leurs produits, nombres de baux verts etc.) et mesurer l’impact de ces mesures sur les autres KPI (ex : baisse des charges, augmentation de l’engagement des salariés/baisse du turnover)